HEC et Banque de France : -28,3 % d'embauches en CDI chez les 21-29 ans dans les métiers exposés à l'IA
Une étude HEC-Banque de France montre que dans les métiers exposés à l'IA, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculé de 28,3 % entre novembre 2022 et mars 2026, soit environ 75 000 contrats par an, avec un recul de 42 % chez les développeurs et ingénieurs informatiques. En 2026, 39 % des recrutements dans ces métiers visaient des profils expérimentés contre 16 % de débutants.
Ce recul concentré sur les jeunes diplômés et non sur l'emploi global des métiers exposés interroge frontalement les maquettes de formation et les dispositifs d'alternance, puisque les entreprises semblent privilégier l'expérience face à l'IA plutôt que les débutants. Les établissements doivent revoir les référentiels de compétences et les parcours de professionnalisation pour mieux positionner leurs diplômés sur les tâches à forte valeur ajoutée non automatisables.
Analyse produite par l’AI Transformation Office de l’ISC Paris, co-écrite avec Claude (Anthropic).
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Un recensement de Reuters, mis à jour le 22 octobre, comptabilise plus de 100 000 suppressions de postes liées à des réorientations d'investissements vers l'IA depuis octobre 2025, la finance (HSBC, Standard Chartered, Barclays) et la tech (Amazon, Microsoft) étant les secteurs les plus touchés.
Les métiers de support en banque-assurance et en technologie, débouchés traditionnels de nombreuses formations supérieures en gestion et en informatique, sont directement concernés par ces suppressions de postes. Les établissements doivent revoir leurs référentiels de compétences, renforcer l'accompagnement à l'insertion professionnelle et préparer les diplômés à des métiers transformés par l'automatisation plutôt qu'à des postes menacés de disparition.
Boston : étudiants et enseignants quittent leurs cours pour réclamer un gel du développement de l'IA
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Cette mobilisation rappelle que le rapport des communautés universitaires à l'IA dépasse la seule question des usages pédagogiques et touche à l'emploi, à l'éthique et à l'environnement. Une politique IA d'établissement gagnerait à intégrer des espaces de débat et de contestation, pas uniquement des formations aux outils, pour ne pas ignorer ces inquiétudes légitimes des étudiants et enseignants-chercheurs.
États-Unis : les effectifs administratifs des universités reculent pour la première fois depuis des décennies
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Les fonctions support apparaissent comme le premier terrain d'automatisation visible dans les établissements d'enseignement supérieur, avant même les fonctions pédagogiques. Les directions des ressources humaines des universités ont intérêt à anticiper une montée en compétences de ces équipes plutôt que de subir des non-remplacements au fil des départs, en distinguant clairement l'effet IA des contraintes budgétaires structurelles.